Mercredi 14 mai 2008
Echanger l'amour est véritablement un art des plus raffiné.
Tant d'années à apprendre.
Et nos esquisses sont si grossières.

Tracer un trait fin, léger, presque imperceptible.
S'arrêter. Laisser du blanc.
Reprendre par surprise.
Cette fois-ci, appuyer le trait fort et tracer large.
Et après?

Arrivés au point culminant de recul je me demande à quoi ressembleront nos oeuvres.
par Youlia publié dans : Second souffle
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Mardi 6 mai 2008

.

Condenser la pensée dans un pépin de citron.
par Youlia
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Mercredi 30 avril 2008

 

Je souffle sur la mèche

L’enfer se désagrège

Les sons s’amplifient

le corps s’explore

La source est débloquée

L’enfer se désagrège

Les mors se disloquent

La fin disparaît

Le verbe s’élance

 

 



Bonus:



home is where it hurts, MUSIC HOLE, CAMILLE
par Youlia publié dans : Second souffle
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Mercredi 9 avril 2008

Saisir un burin et frapper la tête folle contre le sol.

Répéter ainsi la gestuelle de la colère, lente et brutale, fiévreuse litanie,  jusqu’à… ma pauvre haine soit finie.

Je suis au regret de constater que les bornes de ma tolérance ont été franchies, j’accepte l’erreur non plus l’idiotie.

Au benêt la claque réussi.

Je ne suis qu’un petit mât frêle, certes ; planté sur un col, exposé au vent ;

Puis-je me draper dans ce dédain que tu me tends, idiot des idiots, ta langue râpe ta queue pend.

Je reste plantée là, rubans au vent, glaces solitudes arborant les pleurs, allégresse du cœur qui ne s’est jamais rompu.

Je reste plantée là, qui m’aime me reconnaîtra.

par Youlia publié dans : Second souffle
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Mardi 25 mars 2008

Qu’il fait bon d’être bête.


Au box n° 16, rendez-vous avec Monsieur Chose.

 

« Monsieur, j’aime votre moustache et votre crâne nu, vos lourdes épaules, votre calme ténu. Monsieur, je veux aujourd’hui me rendre visible à vous, toute nue; là, dans votre bureau, vitres astiquées, classeurs consignés, stylos époussetés. Cela me prend tout d’un coup, comme une lubie, une piqûre de mouche, une envie de ch… Je ne peux souffrir encore votre bureau décapé, votre air attendu, vos gestes braqués. Tout de suite après je m’en irai. Je veux juste voir votre mine se dilater, contempler votre physionomie étonnée, votre « vous » décontenancé; crever cette apparence derrière laquelle vous vous planquez. Laissez moi rire un peu, l’automne me fait pleurer, et si vous le permettez, je vous chatouillerai sous les doigts de pieds.

Votre visage est drôle Monsieur, vos gestes énervés, votre moustache rebique, votre bouton a sauté… Attention ! Je vous mord le cou, laissez tomber vos bras… (Non, ne me touchez pas ! ... Juste un peu alors… oui, comme cela). Restez donc assis, prenez moi sur vos cuisses, j’ouvre votre chemise, laissez-moi glisser à l’endroit qui me plaît. Quel souffle étonnant Monsieur, quels feux étranges au fond de vos petits yeux… Ah vous voilà démomifié ! J’aime quand votre corps menace, s’anime, habite l’espace, grand singe opprimé, et ce regard délié, non ne bougez pas, restez à votre place, oui, je m’en vais. Au revoir Monsieur et encore merci ; quel beau visage vous avez ! Un pareil visage… Terrible et beau, du charme, de la sensualité, je vous suis gré de me l’avoir montré. Adieu Monsieur, jamais je n’oublierai… Je voulais juste rire un peu, l’automne me fait pleurer ».

par Youlia publié dans : Second souffle
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Dimanche 23 mars 2008


Je vous colle les paroles pour chanter chez vous, criez fort!

(We don't need) No, we don't need (no more trouble) no more trouble!
(We don't need no more trouble)

Wo! Oh-oh-oh!
(We don't need) We don't need no (no more) trouble!
We don't need no trouble!

(We don't need no more trouble)
Make love and not war! 'Cause we don't need no trouble.
What we need is love (love)
To guide and protect us on. (on)
If you hope good down from above, (love)
Help the weak if you are strong now. (love)

We don't need no trouble;
What we need is love. Oh, no!
We don't need - we don't need - no more trouble!
Lord knows, we don't need no trouble!

(We don't need) We don't need trouble (no more trouble) -
no more trouble - no more trouble!
Seek happiness! (...) Oh, ...!
Come on, you all and speak of love. (...) Oh, yeah!

We don't need no trouble;
What we need is love, now. (What we need is love!)
(We don't need) Oh, we don't need no more trouble!
We don't need, no - we don't need no trouble!
We don't (need) - no, brothers and sisters ... (no more trouble!)

We don't need no trouble; we don't need no trouble!
We don't need no trouble!
What we need is love!

We don't need - we don't need no more - we don't need -
no more trouble - we don't need no more trouble!
Trouble we don't need (we don't need),
(We don't need) Lord, knows! -
we don't need no more war (no more trouble).
No more trouble - we don't need no more - more trouble! /fadeout/





par Youlia
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Mercredi 19 mars 2008
regarder...

The-low-road.jpg















BRIAN CALVIN -THE LOW ROAD
par Youlia
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Lundi 10 mars 2008
En ce moment Lili apprend ça à l'école. Je le voulais là aussi:

Liberté

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom


Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom


Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom


Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom


Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom


Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom


Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom


Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom


Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom


Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom


Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom


Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom


Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom


Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom


Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom


Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom


Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom


Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom


Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom


Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom


Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.


Paul Eluard
in Poésies et vérités 1942
par Youlia publié dans : Un livre ouvert
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Dimanche 9 mars 2008

Je veux y aller. Un matin. Au grand jour. Le silence grand ouvert.

Je vais y entrer, clairvoyante. Il fera froid et beau. Je frissonnerais sans doute un peu. J’entrerais lentement, comme on entre dans l’ordre et l’abrupt d’un lac en altitude.

Je veux le passage cool et profond.

J’avancerais relevée droite, souple encore juste avant le saisissement.

J’avancerais doucement, en savourant chaque pas contre le sol, les dernières respirations, le dernier photon, la dernière incantation.

J’écouterais et j’aiderais mon corps à se briser, la peau déchirée, les os fracturés, délicatement.

Le dernier souffle, le souvenir du sang dans ma bouche, une larme extatique et nostalgique en même temps.

Peut-être un dernier hurlement.

La dernière prière.

L’ultime séparation.

Et le retour, enfin, à la délivrance.

 

par Youlia publié dans : Second souffle
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Lundi 3 mars 2008
Nous sommes des êtres en perpétuelle métamorphose... advienne que pourra...
par Youlia publié dans : Second souffle
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